Votre bioréacteur est il prêt pour la prochaine étape dans la technologie des capteurs ?
Dans l’industrie biopharmaceutique, le bioréacteur constitue le cœur battant du processus de production. C’est là que sont cultivés des micro organismes tels que des levures et bactéries, ainsi que des lignées cellulaires animales destinées, notamment, à la fabrication de médicaments. Pour garantir une qualité constante, vos capteurs sont au moins aussi importants que les cellules elles mêmes. Lorsque la surveillance, l’étalonnage ou la validation manquent de fiabilité, cela peut avoir un impact direct sur le rendement et la reproductibilité du processus de fermentation.
De la R&D à la production : des capteurs qui évoluent avec votre processus
Un procédé de fermentation robuste repose sur plusieurs piliers : hygiène, environnement stérile, surveillance fiable, étalonnage et validation. Si un ou plusieurs de ces piliers disparaissent, votre rendement risque de diminuer. C’est précisément la raison pour laquelle le choix de votre équipement de mesure est tellement déterminant.
En phase de R&D, on travaille souvent avec de petits volumes de 1 à 20 litres, généralement dans des bioréacteurs en verre. Ceux ci disposent d’ouvertures fixes dans lesquelles sont placés des capteurs, reliés à un biocontroller qui surveille en continu des paramètres tels que le pH, la conductivité, l’oxygène dissous, la turbidité, le CO₂ et l’osmolalité. Vient ensuite la phase d’augmentation d’échelle (scale up of process development), avec des volumes de 10 à 500 litres et, enfin, l’échelle de la production de plus de 500 litres.
Nous accompagnons les entreprises dans chaque phase de leur processus. Nos capteurs évoluent avec votre processus, de sorte que le passage à l’échelle supérieure ne nécessite pas de repartir de zéro.
Kevin Boels
Sales Support Manager Process chez Elscolab
Analogique c/ numérique
De nombreux laboratoires travaillent encore aujourd’hui avec des systèmes analogiques. Ils fonctionnent, mais présentent aussi des inconvénients car la transmission du signal est moins stable et le système est sensible aux perturbations. C’est précisément là que réside la différence avec un capteur numérique. En plus de la valeur de mesure, celui ci fournit des informations sur le dernier étalonnage, le nombre d’heures de fonctionnement et le moment où un entretien est nécessaire. L’utilisateur ne reçoit donc pas seulement des données de mesure, mais aussi un aperçu en temps réel de l’état du capteur. Cela permet de mieux planifier la maintenance et garantit des mesures fiables lors des processus critiques.
De plus, la transition est souvent plus accessible qu’on ne l’imagine. De nombreux capteurs numériques peuvent parfaitement être intégrés dans une installation analogique existante. Les entreprises peuvent ainsi procéder à une numérisation progressive, sans devoir adapter d’un coup l’ensemble de leur installation ou de leur méthode de travail. C’est l’idéal pour les laboratoires qui souhaitent franchir le pas sans devoir procéder directement à des lourds investissements.
Le passage de l’analogique au numérique est plus simple que beaucoup de laboratoires le pensent.
Wouter Postuma
Sales Engineer chez Elscolab
Bioréacteurs à usage unique : une nouvelle variante
Outre les réacteurs classiques en verre ou en inox, le bioréacteur à usage unique gagne rapidement du terrain. Dans une poche stérile, vous pouvez produire des centaines de litres en un seul cycle, puis remplacer ou éliminer le système complet en une fois à la fin du cycle.
Cette approche présente trois avantages majeurs. Le risque de contamination diminue notablement, les chances de fermentation réussie augmentent, et, lors de travaux impliquant des virus dangereux ou des bactéries pathogènes, la sécurité du personnel est renforcée. Pour les applications dans le développement de vaccins ou dans des environnements à haut confinement, cela offre des avantages supplémentaires en matière de biosécurité et de contrôle de la contamination.
En matière de capteurs, la flexibilité est également au rendez vous : vous pouvez continuer à utiliser les mêmes capteurs robustes, ou opter pour des capteurs plus petits déjà intégrés dans la poche à usage unique. Quel que soit votre choix, vos capteurs déterminent en grande partie jusqu’où vous pouvez aller.
La technologie des capteurs continue d’évoluer
Aujourd’hui, les processus biopharmaceutiques peuvent déjà être suivis avec une grande précision pour des paramètres tels que le pH, l’oxygène dissous, la conductivité, la turbidité, le CO₂ et l’osmolalité. Dans le même temps, de nouveaux développements se succèdent rapidement. Pensez, par exemple, aux futures mesures inline de lactate ou de glucose, qui permettront de gérer et d’optimiser les processus avec encore plus de précision.
D’attaque pour la prochaine étape ?
Aucun processus de fermentation ne reste le même pendant des années. Chez Elscolab, vous trouverez des capteurs qui évoluent avec les besoins de votre processus, aujourd’hui comme demain. Envie de savoir ce que cela peut signifier pour vous ?