Tous les sphéroïdes ne se valent pas : comment choisir la technique adéquate de culture 3D
La culture cellulaire 3D est devenue incontournable de la recherche moderne. Les sphéroïdes et organoïdes reproduisent beaucoup mieux le comportement réel des cellules dans l’organisme. Ils sont donc essentiels pour le drug screening, l’oncologie et la recherche sur les cellules souches. Mais un détail a son importance : la méthode que vous utilisez pour cultiver ces structures 3D détermine en grande partie la fiabilité des résultats. Plusieurs techniques existent, mais elles ne conviennent pas toutes aussi bien à chaque type d’expérience. Nous vous présentons ci-dessous les quatre principales.
Plaques ULA classiques
ULA signifie Ultra Low Attachment. La surface du puits est revêtue pour empêcher que les cellules y adhèrent. Les cellules sont donc forcées de s’agglutiner et forment spontanément un sphéroïde. Cette solution semble idéale et elle l’est aussi pour une première découverte de la culture 3D : le workflow est simple, le seuil d’accès est bas et le matériel est compatible avec l’équipement standard de laboratoire.
Mais qu’en est-il si vous voulez passer à l’échelle supérieure ? Dans ce cas, cette solution commence à montrer ses limites. Dans les plaques à fond plat, plusieurs sphéroïdes peuvent se former dans un même puits et leur taille peut varier. Cette hétérogénéité complique la reproductibilité et la comparaison des expériences.
Hanging drop
Avec la méthode hanging drop, vous déposez une petite goutte contenant des cellules sur une surface, puis vous la retournez. La goutte se retrouve suspendue, et la gravité fait tomber les cellules dans le point le plus bas, où elles s’agglutinent en sphéroïdes de bonne qualité et de grande uniformité. Pour des applications spécialisées, cela peut être une technique intéressante.
Mais elle est très fastidieuse car changer de milieu liquide est délicat. De plus, les gouttes sont sensibles aux vibrations et à l’évaporation, la récolte est plus difficile et l’automatisation constitue un véritable défi. Pour un travail routinier dans un laboratoire très occupé, surtout si vous voulez passer à l’échelle supérieure, le hanging drop est rarement la solution la plus pratique.
Single spheroids uniformes
Heureusement, il existe des alternatives qui règlent en grande partie les limitations des deux méthodes. Les Spheroid Microplates sont conçues avec une géométrie brevetée de micropuits rond : une petite cavité arrondie par puits qui force les cellules à se rassembler exactement au bon endroit. Le résultat est à chaque fois un seul sphéroïde uniforme par puits, garantissant des données cohérentes.
Les plaques sont compatibles avec les plateformes d’imagerie et les essais, sans manipulations supplémentaires comme la centrifugation ou le transfert. Elles sont disponibles jusqu’à 1536 puits, ce qui les rend idéales pour le screening à débit moyen de la cytotoxicité, de la pénétration des médicaments ou des modèles de coculture.
Culture 3D se prêtant à un passage à une échelle supérieure
Si vous avez besoin de grandes quantités de sphéroïdes ou d’organoïdes pour la toxicologie ou la médecine personnalisée, Elplasia est une option de choix. Chaque puits d’une plaque Elplasia contient des centaines de microcavités et, dans chacune d’elles, se forme un microsphéroïde uniforme. Cela donne des centaines d’agrégats reproductibles par puits, avec une très grande constance.
Elplasia convient parfaitement aux laboratoires qui misent résolument sur l’automatisation et la standardisation. La densité d’ensemencement demande certes une légère optimisation, mais cette plateforme offre une réelle valeur ajoutée pour les travaux à grande échelle.
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